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http://jeunespromeneursdesfagnes.hautetfort.com

baladealbertal@yahoo.fr

 

Balades, promenades, sorties, Liège, Fagnes, Ardennes,

baladealbertal@yahoo.fr

Je guidais pour un groupe qui ne possède pas son propre site.

Le blog

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Mappy.be

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Note : si la page est en anglais, cliquer sur « Route » la page suivante propose un déroulant pour le choix de la langue.

 

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1

Programme JPF de janvier-février 2010

Dimanche 3 janvier

Lieu : Ensival

11 km sur terrain varié et vallonné

Départ : 13h 15, au parking Golf du haras, Drève de Maison-Bois,

Ensival-Heusy

P.A.F : 3€ Chien tenu en laisse.

Guide et renseignements : 0472/56 77 24.

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Dimanche 10 janvier

Lieu: Juslenville

10 km sans difficulté suivis, à 16h30, du tirage de nos Roi et

Reine 2010.

Départ : 13 h 15, hall omnisports, av. du Stade, Juslenville

P.A.F : 3€ Chien tenu en laisse

Guide et renseignements: 087/461 217 (après 18h)

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Dimanche 17 janvier

Lieu: Teuven

11 km pour tous, malgré quelques dénivelés.

Départ : 13h 15, à l’église de Teuven

P.A.F : 3€ Chien tenu en laisse

Guide et renseignements: 04/360 99 21

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2

Dimanche 24 janvier

Lieu : Beaufays

Balade variée de 11 km sans difficultés

Départ: 13h 15, au château d’eau de Beaufays à l’intersection des routes N30

et N62 .

P.A.F : 3€ Chien tenu en laisse

Guide et renseignements: 04/368 84 86

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Dimanche 31janvier

Lieu: Bois de la Vecquée à Seraing

11km sans difficultés en terrain vallonné. .

Départ : 13h 15, rue des Nations-Unies, à Seraing, face à l’Athénée.

P.A.F : 3€ Chien tenu en laisse

Guide et renseignements : 04/358 67 46

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Dimanche 7 février

Lieu: Stembert

13,5 km sans difficultés à travers bois et ruelles campagnardes.

Départ : 13h 15, devant le cimetière de Stembert.

P.A.F : 3€ Chien tenu en laisse

Guide et renseignements: 087/338 229

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3

Dimanche 14 février

Lieu: La Reid

12 km campagnards en terrain accidenté .

Départ : 13h 15, à l’église de La Reid

P.A.F : 3€ Chien tenu en laisse

Guide et renseignements: 04/368 84 86

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Dimanche 21 février

Lieu: Houtain

11 km dans la vallée du Geer.

Départ: 13h 15, rue de Station, à Houtain.

P.A.F : 3€ Chien tenu en laisse

Guide et renseignements: 04/278 42 76

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Dimanche 28 février

Lieu: Chaudfontaine

12 km sur les versants escarpés de la Vesdre.

Départ: 13h 15, parking du Casino de Chaudfontaine

P.A.F : 3€ Chien tenu en laisse

.

Guide et renseignements : 04/358 67 46

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Le blog

Remarques générales

Cotisation

Identité du groupe

 

Sécurité

 

 

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Le blog

 

Dans le blog vous pouvez trouver quelques renseignements complémentaires.

Vous pouvez aussi le faire vivre.

 

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Notre eau alimentaire

 

La bête de Staneux

La marche

Modave historique

Bandits d’Ardennes.

La ligne Louvain - Aix-la-Chapelle par Berneau.

Magnée

HULLOS

Le Règlement Général sur les Bâtisses en Site Rural

Les six fontaines

Cathédrale et parc de l’abbaye de Malmedy

 

Sécurité

Cornélimunster et Mortroux

SPA

Le Plantain.

L’inde à Cornélimunster

Clochers Tors

Heusy aujourd’hui

Xhoris

Maison de la Métallurgie

Le fond de Quarreux

L'idée de frontière fluviale

LES US ET COUTUMES

 

 

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Cotisations

Pour 12 mois : 28 €

Couple : 45 €

Pour les occasionnels : 3 € par balade (payable au guide.)

 

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Remarques générales valables pour toutes nos balades :

1) Les chiens doivent être tenus obligatoirement en laisse.

2) Les chiens sont interdits à certaines de nos balades fagnardes

3) Être porteur de bonnes chaussures de marche ou de bottes par temps pluvieux

4) Les déchets doivent être emportés avec soi

 

 

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Identité du groupe.

 

Le groupe, pour lequel je guide, est issu de personnes désirant s’oxygéner et trouver la détente grâce aux promenades au grand air, dans les beaux coins de verdure à proximités de chez nous, en Fagnes ou en Ardennes.

 

Le groupe n'émane pas d'une instance politique ou philosophique. Les buts poursuivis : une saine détente dans la nature ; procurer aux participants une évasion du milieu urbain ; se faire d'autres amis et connaissances.

 

Les balades réunissent chaque dimanche après-midi plusieurs dizaines de promeneurs. Les randonnées guidées ne visent pas la compétition sportive. Le plaisir de. se retrouver ensemble dans le calme de la nature et d'oublier momentanément "ses petits problèmes" expliquent la vitalité de l'association et l'agrément de la marche en groupe.

 

Les marcheurs « occasionnels » peuvent aussi se joindre à nos balades, d'ailleurs annoncées dans la presse. Nous espérons bien sûr les y revoir comme membres adhérents!

 

Les guides se réunissent régulièrement pour établir le programme. Ils sont toujours prêts à vous accueillir, et placer leur expérience à votre service.

 

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Sécurité.

 

Sécurité.

Chers membres,

La traversée d’une route est un moment dangereux qui requiert l’attention de tous. Même si chaque promeneur reste un adulte conscient et responsable de lui-même, la sécurité du groupe tout entier incombe au guide. C’est pourquoi nous vous demandons instamment de l’écouter avec attention et de respecter les consignes. Marcher en file le long d’une route à grande circulation…avant de traverser, se regrouper, attendre le signal, dégager la chaussée au plus vite… par exemple.

Ces comportements dictés par la plus élémentaire prudence, que la distraction ou le feu des conversations semblent parfois faire oublier à certains, le guide est là pour nous les rappeler. Et si l’un ou l’autre de nos guides bien-aimés peut, parfois, se montrer un tantinet trop directif à votre goût, ne lui en tenez pas rigueur : son seul souci est d’éviter qu’une belle après-midi conviviale ne soit endeuillée par un accident.

Les guides J.P.F. vous remercient d’avance de votre aimable collaboration.

 

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Clochers

Les Clochers Tors, six clochers remarquables de Belgique.

Tordus, inclinés, ou déversés, les clochers tors, au nombre de six, semblent défier les lois de la gravité. Les flèches des églises de Baelen, Goé, Herve, Jalhay, Marchin et Polleur sont le résultat d’un véritable travail d’orfèvre des charpentiers. Ces constructions sont adaptées aux conditions climatiques et aux vents violents.

Lors de la balade du 22 juillet à Baelen, Édouard m’a proposé le document qui suit. Nous retournons à Polleur le 9 septembre. Seul Marchin est un lieu que nous connaissons moins bien.

Baelen : La flèche de l’église Saint-Paul de Baelen à une torsion sur trois des neuf étages qui constituent la charpente. L’abattage des arbres de la charpente se situe entre 1542 et 1545.

Goé : L’église Saint-Lambert de Goé de la fin du XIVe a vu son clocher réparé par les paroissiens en 1762. En 1817, un menuisier a fait les réparations nécessaires.

Jalhay : L’église Saint-Michel de Jalhay fut construite du temps du vicaire Jean Groulart en 1514. La tour est la seule partie conservée après l’incendie de 1835. La flèche date de 1779. D’après la légende, l’ouvrier chargé de fixer les ardoises imprimait un mouvement de rotation au recouvrement. Eole aurait accentué ce mouvement.

Polleur : L’église Notre-Dame et Saint-Jacques de Polleur possède un  clocher dextrogyre. La Tour de l’église qui se trouve dans l’axe de l’ancienne chapelle est connue pour sa flèche tordue. C’est le diable qui d’un coup de pied lui a donné cette forme ! La flèche composite de la tour date de la fin du XVIe. La partie inférieure est un tronc de pyramide octogonale et torse, raccordée dans le bas à la tour carrée par des plans inclinés. La partie supérieure est une pyramide octogonale régulière, s’évasant vers le bas pour se raccorder à la partie inférieure. Les charpentiers de Polleur ont délibérément réalisé un clocher tors dextrogyre (c’est-à-dire qui tourne vers la droite).Les différentes parties de la charpente forment un enchaînement de triangles, le triangle est la forme qui n’autorise pas la déformation sans destruction. La vrille ainsi obtenue offre moins de prise au vent.

Marchin : L’église Notre Dame de Marchin a été foudroyée en 2001, il ne restait rien de la flèche de 1747. Mais avec la technique d’aujourd’hui, il a été possible de réaliser une nouvelle flèche qui a été montée en deux parties sur le parvis de l’église.

Herve : La capella d’Arcvia est citée en 898. Aujourd’hui, à sa place, se trouve l’église Saint Jean-Baptiste de Herve. La tour donjon de l’époque médiévale avec ses murs de trois mètres d’épaisseur servit de refuge au XIIIe siècle. La flèche du XVIIe siècle, haute de 21 mètres, a imposé la construction de quatre pignons de soutien. Elle se tord à gauche de 1/8 de tour. L’exceptionnelle charpente en chêne est recouverte d’ardoise.

Sources : A lire : « Les Clochers Tors » (Tourisme Province de Liège & La Wallonie La chaleur de vivre » octobre 2006.) 32 pages.

 

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MODAVE HISTORIQUE.

Les différents villages ont tous livré des vestiges préhistoriques, en particulier le «Trou Al Wesse» à Petit-Modave et le Grand Bois de Barse. Ils font partie de la tribu des Condruzes citée par César. La déesse gauloise Viradechtis est honorée à l'endroit même où coule aujourd'hui la Fontaine Sainte-Geneviève. Les lieux-dits Survillers (ville), Camp romain, Voie des Romains, tout autant que notre langue wallonne, attestent la romanisation profonde de notre région. Strée ne doit-il pas son nom à la chaussée romaine (strata) qui, passant la Meuse à Ombret-Rawsa, relie les confins Nord de l'Empire à Rome.

Ensuite les Mérovingiens s'installent à Modave et à Vierset.

Du moyen âge datent la plupart des hameaux actuels. C'est ainsi qu'on dénombre les seigneuries de Linchet, Grand-Modave, Petit-Modave, Barse, Vierset, Strée ... Outrelouxhe fait partie de la seigneurie d'Abée et Rausa dépend du Chapitre collégial d'Amay.

Des châteaux-forts dominent fièrement les éperons rocheux qui surplombent la vallée du Hoyoux : ainsi le château de Barse au 11ème siècle (détruit par les bourgeois de Huy en 1314), le château de Vierset incendié en 1267, le château de Strée, le donjon carré de Royseux, et le donjon du château de Modave. Aux 12ème et 13ème siècles sont construites les églises et chapelles romanes que l'on peut encore admirer aujourd'hui: Modave, Limet, Strée. Jusqu'à la Révolution française, les seigneuries passent de main en main, se vendent, s'achètent, sont conquises par les armes.

Églises et châteaux sont modifiés, agrandis au cours des siècles. Incendiés par les troupes de Lorraine au milieu du 17ème siècle, le château de Modave est reconstruit et prend la forme qu'on lui connaît encore aujourd'hui. A la même époque se multiplient les châteaux-fermes et les fermes carrées typiques du Condroz où l'économie est et reste essentiellement agricole. Le château de Vierset date du 18ème siècle, ainsi que celui de Strée.

De nouvelles églises plus spacieuses remplacent, au 19ème siècle, les anciennes chapelles de Vierset et Rawsa. Parallèlement à l'élevage et à l'agriculture, la région a connu un développement industriel. L'exploitation houillère et les mines de fer ont été supplantées au 19ème siècle par des carrières avec leurs industries annexes (fours à chaux à Strée et Outrelouxhe, scieries de marbre à Vierset-Barse, fabrication de produits réfractaires à Modave). Sur décision du roi Léopold Il, des captages assurent pour Bruxelles une eau particulièrement saine et pure (au prix de la disparition de Petit-Modave constitué en réserve naturelle). Une ligne de chemin de fer parallèle au Hoyoux assure le transport des voyageurs, parmi lesquels les touristes qui fréquentent le Pont-de-Bonne. La vallée du Hoyoux connaît une grande prospérité due principalement à la rivière: sources des eaux de Modave, moulins, laminoirs à tôles, papeteries, scieries, les coopératives tant agricoles qu'ouvrières se développent ainsi que le syndicalisme.

Source : Le Collège Échevinal.

 

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Notre eau alimentaire

 

Notre eau provient de quatre bassins hydrographiques réunis deux à deux par deux tunnels.

Le bassin versant du barrage de la Gileppe  de 34 km² a été augmenté par une partie du bassin versant de la Soor 21 km²

 

Le bassin de la Vesdre de 69 km² a été augmenté par une partie du bassin versant de la Helle 37 km² en tenant compte du bassin de la Getzbach. La superficie totale est donc de 161 km²

 

La Soor et la Helle se jettent dans deux petits lacs de retenue qui permettent d’assurer une restitution permanente aux rivières afin de ne pas détruire la vie biologique ni léser les riverains d’aval.

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Bassins versants de la Gileppe, de la Soor, de la Vesdre, de la Helle. D’après : « La technique des Travaux » revue, Liège septembre 1970

 

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Deigné  (http://www.pbvw.be/)

« Les Plus Beaux Villages de Wallonie »

Situé dans une riche vallée encaissée entre deux crêtes, le village condruzien de Deigné s’organise autour de son église et de sa place en suivant les dénivellations inspirées par le relief.

L’espace - rue est rythmé par les orientations diverses des volumes et des toits des habitations et par les voies sinueuses qui traversent le village.

Les maisons, pour la plupart restaurées, montrent la volonté des habitants de valoriser le patrimoine et le caractère rural du village. Le cœur du village est composé de fermettes en pierre, généralement mitoyennes et datant pour la plupart du XVIII ème siècle.

 

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La marche

 

En tant qu’activité modérée et pratiquée de manière prolongée, 10 000 pas par jour, la marche nous apporte une foule de bienfait :

Elle muscle le coeur et diminue la tension artérielle :

Marcher d'un pas vif pousse le coeur à travailler pour apporter de l'oxygène aux muscles. L'effort continu augmente la force des contractions et permet au coeur de battre plus lentement. L'activité physique favorise l'augmentation du taux de "bon cholestérol", celui qui ne s'accumule pas sur les parois. Avec des artères en meilleure santé‚ (moins durcies et moins réduites par le cholestérol), la tension artérielle au repos sera plus basse.

Elle libère le stress et préserve un bon moral: les difficultés de la vie quotidienne excitent le système nerveux, accélèrent le rythme cardiaque, font monter notre tension artérielle et augmenter la tension dans nos muscles. L'exercice physique est un exutoire qui nous permet de nous sentir mieux dans notre peau. Et puis, quand on pratique une activité physique, notre corps libère des hormones qui nous font nous sentir bien...

ElIe renforce les os : la densité des os dépend surtout de notre alimentation. Plus les os sont denses à 35 ans, ans, moins on risque de souffrir d'ostéoporose. La marche nous renforce. Elle ralentit l’érosion du tissu osseux et aide au moins à limiter les dégâts.

Elle est excellente pour la silhouette et réduit la prise de kilos superflus: En marchant d’un bon pas, on renforce les muscles de tout le corps et on stimule la circulation. Vers l'âge de 25 -30 ans, le rythme avec lequel le corps brûle les calories (métabolisme) commence à ralentir. C'est plus difficile de perdre du poids sans se mettre au régime. Une activité physique régulière comme la marche, et une alimentation saine permettent de garder un poids en équilibre.

www.espacesante.be

 

 

 

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La ligne Louvain - Aix-la-Chapelle par Berneau.

 

Anvers, au début du XX ème  siècle, constitue la clé de voûte du commerce de transit. En 1912, Anvers devient même le deuxième port mondial après New York.

Il lui faut du fret pour recharger les bateaux qui ont amenés les denrées coloniales.

Le gouvernement belge ne néglige pas ses efforts et l’administration des chemins de fers pratique une politique tarifaire avantageuse pour la France et l’Allemagne, pour l’exportation de leurs produits.

À la gare d’Aix, le mécontentement grandit quant au retard que prennent les trains en provenance de Belgique. Les industriels demandent une augmentation de la cadence des trains. Les ingénieurs belges mettent sur pied un projet de dédoublement de la voie par Berneau. Cette ligne se développera entre 1907 et 1914.

Cette ligne oppose la wallonie à Bruxelles. La querelle dite du « détournement des grands express » éclate en 1903. Le tracé de la nouvelle ligne est critiqué en 1905 par le congrès wallon tenu à Liège. Les objections d’ordre stratégique sont mises en avant. Or la vraie raison « les Bruxellois sont soupçonnés de vouloir tout concentrer et ainsi mettre ainsi à mal les régions liégeoise et verviétoise » Verviers et Liège ne veulent pas être isolées des lignes expresses.

Les débats furent longs et passionnants, comme aujourd’hui, ceux pour le T.G.V.

La ligne n’étant pas terminée en 1914, inutile de la faire sauter. L’occupant a décidé pour la Belgique. Il a relié Glons à Aix en passant par Berneau.

 

Texte : ALBERTAL A. Sources :« La Belgique entre la France et l’Allemagne 1905- 1914 » M-T BITSCH publication de la Sorbonne ; 1994.

 

 

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Val – Dieu (1216 – 1975)

La construction de l'abbaye cistercienne Notre-Dame du Val-Dieu remonte au 13ème siècle et s’élève dans la vallée de la Berwinne, sur l’ancienne commune de Charneux.

Théodore de Lanaken a établi un monastère sur ses terres. Mais l‘endroit n’est guère propice.

Les moines exploitent une ferme à Warsage qui prospère et attire des donations. Lhotaire, Comte de Dalhem, leur octroie 12 bonniers de terre aux limites du comté et du duché de Limbourg, et Henri III, duc de Limbourg, leur céde un alleu situé le long de la Berwinne, en face du terrain donné par Lothaire. L'abbaye fut construite, en 1216, par des moines de l'ordre de Cîteaux. Val-Dieu était né.

La troisième destruction de l'église est une conséquence de la Révolution française.Le gouvernement supprima les ordres. Les moines du Val-Dieu continuent à vivre en communauté jusqu'en 1798, en payant un loyer. Puis les biens sont mis en vente. L'abbé directeur, Jacques Uls, décide de récolter auprès de ses membres les bons valables pour l'acquisition de biens nationaux. Il rachète alors le couvent, l'église, le jardin et la ferme. Il vit seul sur le domaine. Au décès de l'abbé, la famille du défunt entre en possession de l'abbaye. Son propriétaire, vend par pièces et morceaux ce qu'on peut détacher des bâtiments.

Mais en 1840, deux moines reviennent et obtiennent que soient rendus aux ecclésiastiques la moitié de l'abbaye, les ruines de l'église, le jardin et la prairie. La vie reprend.

(source : Wiképia & Abbayes de Belgique, groupe Clio 70 (1973)

 

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Le Règlement Général sur les Bâtisses en Site Rural

http://www.pbvw.be/

 

Depuis plusieurs années, l’asbl « Les Plus Beaux Villages de Wallonie » mène une campagne de sensibilisation au Règlement Général sur les Bâtisses en Site Rural (RGBSR) qui est  surtout UN OUTIL D’AIDE au maintien et au développement de la culture architecturale locale. C’est un moyen de préserver l’authenticité du bâti rural qui en fait sa qualité, tout en favorisant sa nécessaire mutation : les constructions contemporaines sont donc encouragées, pour autant qu’elles s’intègrent dans leur environnement. Ce règlement fixe une LIGNE DE CONDUITE pour l’implantation et la construction des bâtiments en visant à sauvegarder la typologie du bâti local.

 

"Il ne s'agit pas d'une mesure de classement, ni d'une entrave à l'architecture contemporaine, mais plutôt d'une philosophie, de composition, destinée à favoriser un développement cohérent de nos villages sans volonté de les étouffer ou de les figer par un excès de protection. Rendre les habitants fiers de leur patrimoine et de leur environnement peut les amener à entretenir et restaurer correctement leur bien, par effet d’entraînement.

 

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Le Plantain.

Les espèces les plus répandues chez nous sont :

1)                                                                                                                                                                                                                                                          le grand plantain, (plantain majeur ; plantain à larges feuilles ou encore « plantrêne »)

2)                                                                                                                                                                                                                                                           le plantain lancéolé. (linwe du tchien).

Le peuple ne confond pas les deux espèces, bien qu’elles ne diffèrent apparemment que par la forme de leurs feuilles.

Il n’attribue aucune vertu à la seconde, tandis que la feuille de la première est le contrepoison par excellence. (cicatrisant, antalgique, anti-inflammatoire et expectorant).

Moineaux, chardonnerets, étourneaux, et autres oiseaux se régalent de ses graines. Depuis toujours, celles-ci sont recherchées pour nourrir les oiseaux de volière.

Quand aux feuilles, elles nourrissent divers insectes, dont les chenilles de papillons.

Source « Natagora (juillet 06) »et « Les plantes de la Wallonie malmédienne » J. Bastin 1939

 

 

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La bête de Staneux.

Nous pouvons nous promener en toute quiétude dans le Staneux Mais il n’en fut pas toujours ainsi.

Jadis dans la forêt de Staneux un centaure qui, sur un corps de  cheval, avait, disait-on, la tête, la poitrine et les bras d’un jeune homme imberbe.

 

Quel mal pouvait bien causer la bête de Staneux ? je l’ignore. Mais une prime fut offerte pour sa capture. Un cordonnier réussit à la gagner.

La bête imitait les actes des hommes. Le cordonnier se façonna une paire de bottes et une beaucoup plus grande à l’usage de la bête. À la grande paire de bottes, il fit des tiges très rigides et les enduisit intérieurement de poix. (hârpîhe)

Il entra dans la forêt. Quand il se sut observé, il enfila ses bottes. Aussitôt la bête qui, sans doute, le trouvait élégant avec ses belles chaussures, entra ses pattes de devant dans les grandes bottes  laissées à sa portée.

Le cordonnier alla au village chercher de l’aide.

Quel fut le sort de la pauvre bête ? Voir…

« Au pays de Franchimont » M. Maréchal Edit. G Lens, Verviers 1939

 

 

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Des serpents dans le bois de Staneux.

Je vois encore mon oncle Lambert, après plus d’un demi siècle : un petit homme en sarrau, coiffé d’une grosse casquette double, dont il rabattait les bords en hiver ; une bouche édentée dans une figure pleine de rides, et , dans cette bouche, une pipe, invariablement.

La pipe était toujours munie d’un couvercle ajouré, car l’oncle travaillait parfois au bois, parfois à la grange, et il savait le danger des incendies. Elle était ordinairement entourée de fil : il paraît qu’il n’y a rien de tel pour la culotter selon toutes les règles de l’art. En avait-il de ces pipes bien passées ! Et il en était fier !

Lambert était mon oncle parce qu’il avait épousé la sœur de mon grand-père, tante Djéle. Un vieux couple sans enfants, mais ayant une ribambelle de petits-neveux et petites-nièces qu’ils gâtaient de leur mieux

 

Ils possédaient leur petite maison et quelques champs qui leur donnaient de quoi vivre. Pendant que l’oncle fanait son foin ou buttait ses pommes de terre, la tante préparait les repas et les lui portait aux champs. J’aimais à l’y accompagner. Comme on mangeait bien, assis sur l’herbe, à l’ombre d’une haie et combien je me sentais heureux entre ces deux bons vieillards, qui prêtaient une oreille complaisante à toutes mes réflexions d’enfant.

Chaque année, l’oncle achetait un « marché » lorsqu’on vendait les coupes de bois communaux. Il l’abattait lui même. Cela lui faisait quelques cordes de bois et une bonne provision de fagots.

Certains jours, j’avais accompagné la tante qui lui portait le dîner dans le Staneux. Le repas terminé, il me montra la façon dont il s’y prenait pour tuer les serpents, nombreux dans le bois, assurait-il. Dans la suite, j’ai su que ces prétendus serpents étaient d’inoffensives couleuvres. Mais allez donc faire admettre à un campagnard de ce temps-là que parmi ces horribles bêtes rampantes, il put en être d’utiles.

L’oncle avait toujours à sa portée  une longue baguette, de la grosseur du pouce, entaillée à demi épaisseur vers le milieu. Il pliait la baguette en la tenant par les deux bouts ; l’entaille s’ouvrait, béante. Il l’appliquait sur le corps du reptile et lâchait un des bouts. Le bâton se redressait, coinçant la bête qui ne pouvait plus se dégager.

« Au pays de Franchimont » M Maréchal  édit.G. Lens, Verviers 1939

 

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MAGNÉE.

Le village de Magnée est un ensemble remarquable. La blancheur grisâtre des façades, où s’alignent les pierres calcaires, donne une impression d’austérité.

Au n° 7, on peut admirer l’arcade en pierre du pays marquant l’entrée de la ferme Bosson et un marronnier centenaire.

Un fortin faisant partie de la défense du Grand Liège émerge dans la campagne.

La Gargonade, ruisseau qui dévale la colline, se jette dans la Magne. Jadis, on fouillait le ruisseau pour en extraire du minerai.

Le ruisseau de Bois-le-Meunier prend sa source à la Hayoulle, coule vers le Fond du Pucet et se jette dans le ruisseau appelé Gueule des Loups.

Source : Topo-Guide du Tour de la Vesdre.

 

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Kornelimünster : Traduit d’après Wikipedia, l'encyclopédie libre

Cornélimunster est traversé par l’INDE .

 

L'Inde est un affluent de la Rur. Elle est formée par les ruisseaux de Kornelimünster, de Stolberg et de Raeren  L’inde coule dans les régions d'Aix-la- Chapelle, de l’Eschweiler-Aue, de l’Eschweiler, de Weisweiler et de Inden, pour aboutir enfin au sud-ouest de Jülich dans la Rur. Depuis la déviation, à cause de l'exploitation à ciel ouvert, l'Inden coule quelques de kilomètres vers le nord.

Elle a de nombreux affluents :  Flussabwärts, le Fobisbach, le ruisseau Bechheimer, , Iterbach, Vichtbach, Saubach, Finkelsbach, Omerbach, Otterbach, Holzheimer.

Dans le dialecte local, elle s'appelle « étroite ». L'Inde a donné son nom à la municipalité d’ Inden dans le cercle Düren ainsi qu’a l'additif « Indestadt » pour l’Eschweiler ; l'Inda-Gymnasium dans l’entité de Kornelimünster est également nommé d’après le cour d’eau. Elle a aussi donné son nom au projet Indeland. À Stolberg, l'Inde est aussi appelée « ruisseau de la cathédrale » (à cause du Münsterländchens un paysage dans le secteur Kornelimünster/Walheim/Breinig).

Malheureusement le Stolberg est fortement pollué par l’acide provenant d'un vieux terril de potasse industriel, le Vegla-Poldern. Depuis le 19 septembre 2005, une conduite de l'entreprise « Saint-Gobain Glass » doit conduire les eaux vers la station d'épuration de Stolberg-Steinfurt et ce, pendant un minimum de trente ans.

Le lit de l’Inde à été détourné pour permettre l'exploitation à ciel ouvert de lignite.

Le nouveau lit a été organisé sous des aspects écologiques particuliers : Le cours de la rivière a été porté de 5 à 12 km. La largeur des eaux va jusqu'à 300 m. Les pertes en poissons sont énormes.

 

L’origine du nom se trouve dans celui de l'Andelle, une rivière normande de 55 km de long, qui se jette dans la Seine entre Paris et Rouen.

 

 

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Cornélimunster et Mortroux

Cornélimunster – Kornelimünster

En 817, Louis le Pieux, fils de Charlemagne, fit construire dans les environs d’Aix la Chapelle une grande abbaye bénédictine dédiée au pape Saint Corneille le Miséricordieux et que l’on nommera abbaye de Cornélimunster (Saint Cornet-sur-Inde). Les terres de Mortroux seront attachées à cette abbaye, ainsi qu’une partie du rapport de celles-ci.

 

Source : « Promenade autour du Ruisseau d’Asse »

(10 kilomètres de nature au cœur du Pays de Herve.)

de Constant-Marie Lamborelle. Ed : « Les carnets du Promeneur Collection Comté de Dalhem ».

 

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Les six fontaines

HERVE : En 898, Herve se nommait « ARVIA » latinisation du mot celte ARVA qui signifiait « cours d’eau ».

BIOMONT : mont aux béolles = bouleaux.

Les six fontaines, « sî Batches » en wallon, portent un nom diffèrent suivant leur fonction.

Lu batch å djvås, où les chevaux s’abreuvaient;

Lu batch å pourcès, était destiné au lavage des porcs après abattage et brûlage des soies ;

Lu grand batch, utilisé par les lavandières ;

Lu p’tit batch, pour les charcutiers qui y nettoyaient les boyaux ;

Lu reû batch était réservé aux usages domestiques ;

Lu batch Lecomte doit son nom à une ancienne famille hervienne qui ne buvait que cette eau réputée la meilleure.

 

 

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Bandits d’Ardennes.

Noyé l’Poyou

Vous doutiez-vous que « lés gonhîres[1] » les rivières d’Ardennes : Ourthe, Amblève, Aisnes, et autres petits ruisseaux, les hameaux de Heid, Juzaine, Ozo sont encore hantés par les Bandits d’Ardennes sinon par leurs fantômes » ?

Tous ces récits que je tiens, m’ont été rapportés lors des mes rencontres avec Bellem, avec l’oncle Vormin de Izier[2] et par les écrits de Réné Henry.

Après l’épisode des frères Renard et du curé de Xhignesse, voici de vraies bribes de légendes sur la vie de Magonète, de Géna et de Noyé l’Poyou qui n’est peut-être pas encore mort… !

De toute la hauteur de sa silhouette, Noyé l’Poyou, peut surgir à tout instant, braquant sur nous ses vieux pistolets qu’il bichonne depuis deux siècles. Ils ne sont pas moins menaçants que les yeux noirs qu’il darde sur les paisibles promeneurs qu’il rencontre, faute d’encore pouvoir arrêter une diligence. Il s’y connaît pour déjouer les ruses de tous ceux qui voudraient mettre la main sur son « spér» (fantôme), il a semé tous les « pouyoux bonnets[3] » autrichiens, français, hollandais, belges et même prussiens. Il fut chef de bande, faux-monnayeur et égorgeur, il sévissait entre Bomal et le plateau des Tailles. Un jour, la bande fut prise, sauf le chef. On ne le vit plus.

À cette époque, en fagne, vivait un ermite qui rendait bien des services, notamment grâce à sa cloche qui sauva la vie à plusieurs égarés.

L’ermite disparut. Un autre le remplaça, plus discret, se cachant presque, sauf pour mendier dans les fermes d’alentours. Il y eut des larcins, un crime même. Les parents de la victime firent dire une messe en fagne dans la chapelle de l’ermitage… Le chien de la victime se jeta sur l’ermite avec une telle violence que l’assemblée eut des doutes. On fouilla l’endroit, des pièces compromettantes permirent  de démasquer le bandit. Il fut pendu.

Mais il y avait un deuxième Noyé l’Poyou, né près de Bihain. Tisserant de son état, il s’éprit d’une belle « crapôde ». Mais éconduit, il tua son rival.

En 1799, une bande terrorisait le pays, il s’y joignit. C’était le temps des sans-culottes et des « chauffeurs[4] ». La diligence de Jean Huhert Cavens [5] se fit arrêter dans une côte près de Francorchamps. Jean Hubert ne fut pas inquiété. Le deuxième voyageur se fit rançonner avec un délai de trois jours. Le troisième, un nommé Vaissette, fermier des tabacs et des eaux-de-vie, faisait jeter les honnêtes gens sur le pavé quand ils ne pouvaient payer : « Et toi, tu payeras cent écus d’or ou une balle dans le flanc ! »

En 1805, Napoléon est empereur. Noyé l’Poyou se présente en Hors-Château pour se faire enrôler. On le réforme : inapte ! Alors, il s’en retourne détrousser les voyageurs sur les chemins.

Source : « Mes bien-aimés bandits d’Ardenne ».René Henoumont (Duculot 1978)

 

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LA LEGENDE DU FORGERON HULLOS ...

"Dè feu avou des hoyes ... !"

Nous sommes en 1198, le Pays de Liège, qui commence à devenir un État, a obtenu de son Prince-Évêque en 1196, une charte qui, tout en définissant les devoirs militaires des citoyens, garantit l'inviolabilité de leur domicile et la disposition de leur héritage. Pauvre homme en sa maison est roi! Tout homme qui travaille, même au delà de l'enceinte de la Cité, est considéré comme demeurant « en franchise de Liège » et est aussi libre qu'un bourgeois de la Cité.

A cette époque, le commerce et l'artisanat se développent. Un artisan nommé Hullos habite sur les hauteurs de Sainte-Marguerite. Il y travaille le fer et forge des outils et des armes blanches suivant les procédés métallurgiques qu’il tient de ses ancêtres. Hullos chauffe les loupes de fer avec du bois venant des forêts de l'Entre-Sambre-et-Meuse ; il se plaint que son rude travail ne lui donne que peu de bénéfice à cause de l'excessive cherté du bois. Comme l'homme est économe, la journée terminée il recouvre le foyer avec de petites mottes de gazon ou de terre qu'il nomme dans son langage de « hoye di tère ou d’jèbes ». Le feu va ainsi sommeiller lentement jusqu’au lendemain.

Mais quelle n’est pas la surprise de notre homme lorsqu'un jour, couvrant sa forge comme il en a l'habitude, le feu repart de plus belle au lieu de s'étouffer. « D’ja fais dè feu avou dès hoyes » (1) s’écrie notre forgeron tout étonné … Et le lendemain, il se met à creuser le sol pour en retirer le précieux combustible : « les hoyes di tcherbon » (2)

HULLOS VENAIT DE DECOUVRIR LE CHARBON DE TERRE !

L'expression « hoye » s'employa vite pour désigner les morceaux de  charbon de terre. Sous cette forme et avec ce sens restreint, le mot "hoye" sortit vers 1200 de sa patrie liégeoise pour se répandre, avec le produit qu'il désignait, vers l'ouest et le sud de l’Europe. De là, le mot français « houille » qui en 1510, selon Godefroid, s'orthographiait « oille » (3).

Notes :

1) .J’ai fait du feu avec des mottes de terre.
2) Les houilles de charbon.

3) selon « Jean Haust »

On attribue aux Liégeois la paternité du mot « houille ».

La version de cette légende est celle que l’instituteur de l'École communale de la place de la Vieille Montagne à Liège, contait en 1925 à ses élèves. Elle est reproduite page 257 du livre « Sous la crosse » de Jean Janssen (Bruxelles, 2000).

 

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Bandits d’Ardennes.

Noyé l’Poyou

Vous doutiez-vous que « lés gonhîres[6] » les rivières d’Ardennes : Ourthe, Amblève, Aisnes, et autres petits ruisseaux, les hameaux de Heid, Juzaine, Ozo sont encore hantés par les Bandits d’Ardennes sinon par leurs fantômes » ?

Tous ces récits que je tiens, m’ont été rapportés lors des mes rencontres avec Bellem, avec l’oncle Vormin de Izier[7] et par les écrits de Réné Henry.

Après l’épisode des frères Renard et du curé de Xhignesse, voici de vraies bribes de légendes sur la vie de Magonète, de Géna et de Noyé l’Poyou qui n’est peut-être pas encore mort… !

De toute la hauteur de sa silhouette, Noyé l’Poyou, peut surgir à tout instant, braquant sur nous ses vieux pistolets qu’il bichonne depuis deux siècles. Ils ne sont pas moins menaçants que les yeux noirs qu’il darde sur les paisibles promeneurs qu’il rencontre, faute d’encore pouvoir arrêter une diligence. Il s’y connaît pour déjouer les ruses de tous ceux qui voudraient mettre la main sur son « spér» (fantôme), il a semé tous les « pouyoux bonnets[8] » autrichiens, français, hollandais, belges et même prussiens. Il fut chef de bande, faux-monnayeur et égorgeur, il sévissait entre Bomal et le plateau des Tailles. Un jour, la bande fut prise, sauf le chef. On ne le vit plus.

À cette époque, en fagne, vivait un ermite qui rendait bien des services, notamment grâce à sa cloche qui sauva la vie à plusieurs égarés.

L’ermite disparut. Un autre le remplaça, plus discret, se cachant presque, sauf pour mendier dans les fermes d’alentours. Il y eut des larcins, un crime même. Les parents de la victime firent dire une messe en fagne dans la chapelle de l’ermitage… Le chien de la victime se jeta sur l’ermite avec une telle violence que l’assemblée eut des doutes. On fouilla l’endroit, des pièces compromettantes permirent  de démasquer le bandit. Il fut pendu.

Mais il y avait un deuxième Noyé l’Poyou, né près de Bihain. Tisserant de son état, il s’éprit d’une belle « crapôde ». Mais éconduit, il tua son rival.

En 1799, une bande terrorisait le pays, il s’y joignit. C’était le temps des sans-culottes et des « chauffeurs[9] ». La diligence de Jean Huhert Cavens [10] se fit arrêter dans une côte près de Francorchamps. Jean Hubert ne fut pas inquiété. Le deuxième voyageur se fit rançonner avec un délai de trois jours. Le troisième, un nommé Vaissette, fermier des tabacs et des eaux-de-vie, faisait jeter les honnêtes gens sur le pavé quand ils ne pouvaient payer : « Et toi, tu payeras cent écus d’or ou une balle dans le flanc ! »

En 1805, Napoléon est empereur. Noyé l’Poyou se présente en Hors-Château pour se faire enrôler. On le réforme : inapte ! Alors, il s’en retourne détrousser les voyageurs sur les chemins.

Source : « Mes bien-aimés bandits d’Ardenne ».René Henoumont (Duculot 1978)

 

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Xhoris

Quelles sont les limites de cette étrange localité ? Sur le terrain, c'est une vaste agglomération coupée de propriétés clôturées, de jardins, de champs, de prés, de haies et de boqueteaux. Sur les cartes, il faut circonscrire un carré de deux kilomètres de côté, où se retrouvent les sections de Grange, Jehoge, Les Batys, Grand Baty, Rixhalle, Le Mont, outre le pâté de maisons qui entoure l'église du lieu, et auquel les documents du cadastre réservent le nom de Xhoris.

Cette localité fait songer à un de ces domaines équipés par quelque puissant propriétaire de l'époque gallo-romaine et sur l'étendue duquel une population de serfs et de tenants trouvait séjour agréable, subsistance assurée et défense efficace.

Les époques ultérieures amenèrent le morcellement de la terre, en même temps que l'émancipation du paysan. Ce dernier, le villicus continue d'occuper la mansion (Mont) de l'ancien maître : le Baty qui, bientôt agrandi (Grand Baty) représente le pâturage commun de cette communauté naissante. L’endroit est encore appelé Grange.

Godinry et Rixhalle constituent des colonies ultérieures, hors de l'enceinte primitive peut être, mais situées en tous cas aux points d'eau (« ry » entre comme préfixe dans l'un, comme suffixe dans l'autre).

Xhoris est une acquisition très ancienne sur la forêt primitive; l'aspect du terroir est nettement condrusien et tranche sur le décor voisin des bois de Saint-Roch et des crêtes austères que l'oeil découvre en direction de Harzé.

On a découvert un cimetière franc; preuve que le domaine gallo-romain, origine probable de la localité, fut occupé par des immigrés lors de la décadence et de l'effacement de l'empire. Ce cimetière occupait un emplacement situé en contre-bas du village actuel, au N-E de l'église (vers l'école), en un point appelé Paradis, comme c'est souvent le cas pour les lieux d'inhumation. Des passages et des logements de troupes ravagèrent souvent cette localité notamment au cours de guerres du XVIIème siècle.

Les terres du plateau de Xhoris, comme celles de la région condrusienne, conviennent particulièrement à la culture des céréales; aussi ne serons-nous pas surpris d'apprendre que le chapitre de Stavelot s'y était ménagé une cense de quatre-vingt bonniers et qu'un dixième seulement de la surface cultivée était tenue en prairies.

[Par le passé] l'industrie y occupait peu de bras : quelques fours à chaux, des minières, au lieu dit "Aux aguesses".

Source : THIRY, Louis. - Histoire de l'ancienne seigneurie et commune d'Aywaille et de la région d'Ourthe-Amblève

 

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Heusy aujourd’hui

Depuis 1999, Heusy Grandeur Nature (un groupe de citoyens), se mobilise autour d'un projet original : créer un vaste espace naturel de qualité, en pleine zone urbaine, dans les prairies du Roittys et surtout préserver le maillage écologique.

Nouvelle doline dans la prairie et projet de lotissement !

La nuit du 26 au 27 février 2001 est apparue une nouvelle doline, un effondrement de terrain dû à la nature karstique du sol et aux déplacements d'eau importants dans le sol.

D'une profondeur de plus d'1,5 mètre et d'un diamètre de 2,6 mètres, elle confirme les craintes et données géologiques que nous avions. Elle confirme aussi les données historiques, puisque ce trou béant montre qu'il s'agit de remblais qui ont comblé sur toute la longueur de la vallée sèche les nombreux effondrements que l'eau a provoqués.

Le plan de secteur doit être revu sur base des besoins sociaux actuels et sur base de l'étude de l'Université de Liège qui classe le domaine des Grands Champs comme géologiquement peu ou pas constructible.

Il nous apparaît dès lors essentiel de rénover le centre ville et de conserver des espaces naturels. Contre une grande banlieue, « Heusy Grandeur Nature » propose de développer un projet commun résolument positif : l'Espace rural communautaire, pour développer le lien social et la convivialité tout en préservant la biodiversité et une certaine ruralité au coeur de la ville.

Que proposons-nous? Restaurer l'ancienne mare, mettre en valeur les zones humides de la prairie, replanter le verger, continuer à nourrir les vaches et à faner, garder un espace sauvage et mystérieux, aménager une partie de l'espace pour favoriser la vie communautaire, des projets qui recréent des liens sociaux.

Préserver le maillage écologique. Ce bocage ne sera pas un gazon. Nous voulons donner sa place à la diversité biologique. L'espace rural que nous voulons, ce n'est pas un îlot perdu au milieu des maisons. Mais un maillon d'une chaîne d'espaces naturels qui descend des Fagnes vers le Parc de l'Harmonie, en passant par la Gileppe, d'autres prairies plus haut, Séroule et une centaine de jardins.

11 avril 2001, le permis de lotir est refusé en raison du sous-sol et de l’égouttage, en raison du caractère karstique du site, en raison des servitudes passives à maintenir ; en raison de bassins d'orage manquant ; en raison de prescriptions urbanistiques & esthétiques. Ce n’est que partie remise !

Source : http://users.belgacom.net/heusy-grandeur-nature/index.htm

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SPA

La région de Spa s'est développée au sein de la Principauté de Liège. Elle devint l'un des 5 bans de la châtellenie de Franchimont, dépendance du domaine des princes-évêques.

Situé dans la grande forêt ardennaise et à une altitude de plus de 240 mètres, le pays, entouré de coteaux, ne se prêta guère à une agriculture intensive et par corollaire à une colonisation parcellaire. Par contre, le minerai de fer trouvé en abondance dans ces contrées fut à la base de son expansion. Les activités sidérurgiques furent les plus longues et les plus prestigieuses de son histoire industrielle.

Les premiers bas-fourneaux furent construits aux abords des mines de fer à ciel ouvert et près de la forêt. Nous avons vu les vestiges reconstitués d’un de ces bas-fourneaux lors de notre promenade du 23 décembre à Sart-lez-Spa. Quand la matière première était épuisée, on abandonnait le site pour construire ailleurs. À une date indéterminée, on eut recours à l'énergie hydraulique comme force motrice. La prise d'eau de ces usines restera inamovible jusqu'à la naissance de la machine à vapeur. Cette particularité eut pour cause la sédentarité du site et la formation de cités urbaines.

En outre, l'exploitation des minières par le retournement des terres, la production de charbon de bois et le défrichement des forêts, la construction des voies «royales» pour le charroi du fer ont créé un état de fait propice au développement des habitats.

Philippe de Commynes, chroniqueur de la période de Charles le Téméraire en 1468, rapporte que les moulins à fer étaient la plus grande source de revenus dans la châtellenie de Franchimont.

Le bourg de Spa

Spas, Spaize ou Spau était un lieu-dit où se trouve le Pouhon que l'acte de 1326 situe au milieu des forêts, source d'eau minérale importante.

L'administration de la région, c'est-à-dire l'émergence d'un ban, existait déjà en 1335. Le ban prit le nom du lieu-dit Spas. Ce fait prouve que l'attraction pour les eaux minérales était acquise à cette époque et qu'étymologiquement "spa" signifie bien « la source d'eau. »

Les manuscrits de la Cour de justice du ban de Spa confirment l'acte de 1326, décrivant notamment la concession des terrains autour du Pouhon à un personnage prénommé Collin (Nicolas). Cette réalité est à l’origine du bourg de Spa. Collin devait ou doit s'appeler Nicolas ou Collin de Spa.

 

Précisons qu'un individu pouvait prendre comme surnom le nom d'un lieu-dit, d'où il « provenait ».

(Note de l’éditeur : Gardons des réserves pour le paragraphe précédant « …d’où il provenait… » car certains sous-entendent par « … du lieu ou il n’habite plus » ce qui me donne à penser que le nom qui suit est plausible : Collin Leloup de Breda )

À la fin du 14ème siècle, la famille Collin occupait tous les terrains et maisons autour du Pouhon. La colonisation du centre historique par les descendants de Collin va durer près de deux siècles.

L'an 1326, le 22 mois de juin, le sieur Collin Leloup de Breda acquit du sieur Mondesselin, receveur de son altesse au pays de Liège, « douze bonniers de bois, situés et gisants proches des eaux minérales, dans des forêts de sa dite altesse (Adolphe de la Marck), et ce pour être les dits bois consommés et convertis en charbon pour servir aux forges que ledit Collin veut faire construire proche de la montagne qui tend vers Theux, joignant les dits bonniers vers Polleignée (Polleur) et Stembert aux montagnes, vers le midi aux éminences de la forêt... »

Au 15ème siècle, un moulin à fer appelé le « Marteau Bredar » servait à affiner la fonte comme tous les marteaux du ban de Spa. Il était relié par des chemins au fourneau Brognart (rue du Fourneau) et au fourneau Bredar sur le ru de Creppe.

Le charbon de bois était le seul combustible utilisé au fourneau et dans les feux d'affinage (usine à marteler le fer, Marteau ou Maka) avant la mise au point du coke à la fin du 18ème siècle. La houille (12ème siècle) est un combustible qui fournit des métaux d’une autre qualité.

Une voie de 5m de largeur, sur la rive droite, reliait les deux entités. "Le vieil chemin de seigneur qui va de Spau al forge Bredar qui est real (royal) chemin.

Le bourg de Spa (rive droite) prendra son véritable essor au 16ème siècle. La construction des maisons et auberges par les marchands de fer et l'infrastructure routière due à la sidérurgie vont favoriser cette expansion.

Sources : " Anciennes zones industrielles du Pays de Liège ", " L'essor de la région spadoise " et www.spahistoire.info

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Cathédrale et parc de l’abbaye de Malmedy

La construction de l’abbatiale débute en 1775, elle est dédiée le 05septembre 1784 aux Saints Pierre, Paul et Quirin. Jusqu’en 1796, année de sa suppression, l’abbaye bénédictine de Malmedy relevait de l’évêché de Cologne.

Derrière la façade encadrée par deux tours à clocheton s’élève une nef unique coupée par un important transept. L’église devient paroissiale en 1819, elle fut érigée au rang de cathédrale entre 1921et 1925, pendant la période du gouvernement Baltia et de l’éphémère diocèse d'Eupen-Malmedy.

Le très beau maître-autel, en marbre, date de 1877. L'autel de marbre de la Sainte Vierge date de 1773. La Vierge et l’enfant est attribuée à Jean Del Cour. La chaire de vérité ainsi que les quatre confessionnaux datent de 1770. La cathédrale contient le sarcophage-reliquaire de Saint Quirin.  Les vitraux ont été remplacés suite aux bombardements de décembre 1944. Le carillon et est composé de 35 cloches qui furent fondues en 1786 par le malmédien Martin Legros.

À droite de la cathédrale, dans le parc de l'abbaye, se dresse un mémorial dédié aux victimes civiles des bombardements de décembre 1944 lors de la bataille des Ardennes.  Sur cinq stèles figurent 219 noms.

 

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L'idée de frontière fluviale (Extraits)

"On n'imagine pas qu’[au XVIII ème siècle] un fleuve relève d'une souveraineté autre que celle s'exerçant sur les berges de son cours.[…] La notion de frontière fluviale fut au centre d'une polémique entre négociateurs belges et liégeois.[…]". Les Liégeois demandèrent que la limite fût fixée au milieu de la (rivière) - là où les deux rives appartenaient à deux souverains différents - et que la rivière appartienne au souverain qui possède les deux rives  

Bruxelles répliqua que la Vesdre, l'Ourthe et la Meuse faisaient exception à la règle de bon sens qu'ils invoquaient. C'est le Conseil des Finances (30 janvier 1777) qui expliqua pourquoi.

"…c'étoit par les rivières navigables que se faisoit […] le commerce […] et c'étoit sur les rivières que se percevoient […] les revenus de l'État.

La Vesdre […] L'Ourthe […] et la Meuse […] s'avancaient comme de longs corridors, cernés  de part et d'autre " par des territoires qui appartenait à différents seigneurs.

" Le gouvernement général […] par le traité de 1780 renonça à la souveraineté sur l'Ourthe et sur la Vesdre là où les deux rives se trouvaient en terre liégeoise.

( Source: "Les Bornes immuables de l'État" Sébastien DUBOIS, 1999, U.G.A, B-8501 Hule) pp 387-388

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Le fond de Quarreux

En creusant son lit, l'Amblève a érodé le schiste friable et laissé intacts les blocs de quartzite.

La légende, de Marcellin la Garde, raconte qu'en échange de son âme, Hubert Chefneux, meunier du Fond de Quarreux, obtint du diable le beau moulin à vent dont il rêvait. Mais soucieuse de sauver cette âme, l'épouse du meunier veillait.

Elle se cacha dans le moulin, serrant dans ses mains une médaille de Notre-Dame de Dieupart.

Les roues du moulin refusèrent de tourner, et, fou de colère, Satan fit abattre le moulin dont les blocs colossaux dévalèrent la montagne jusqu'au lit de l'Amblève.Ce serait, là, l'origine de ces masses de pierre extrêmement dure, qui parsèment la rivière, indifférentes à l'action séculaire des eaux.

Le Pas de Saint-Remacle.

Peut-être trouverez-vous le " Pas de St-Remacle " dont la jolie légende raconte que St-Remacle, faisant à pied la route de St-Roch à Stavelot en passant par Quarreux et Ville au Bois, s'assit sur un rocher, car ses pieds le faisaient souffrir et qu’il était fatigué. Au centre de cette énorme pierre, un creux rempli d'eau s'offrait à lui.

Il y prit un bain de pieds et, miraculeusement guéri, put reprendre sa route. Depuis ce jour, même en période de sécheresse, l'eau stagne toujours dans ce trou appelé depuis lors " Pas de St-Remacle ". Si cela peut vous être utile, promeneurs, arrêtez-vous, imitez St-Remacle et, peut-être ... deviendrez-vous champion de course à pied !

Dans ses creux ravissants, la colline boisée en face, met à l'abri de tout regard curieux le joli petit village de Quarreux. Non loin de là, sur la rive droite du tortueux et sauvage ruisseau de la Chefna, deux puits de mine y sont encore visibles. Pas n'importe quelle mine, car il s'agit d'une mine d'or. Les puits sont de forme circulaire, creusés dans la paroi rocheuse et 2.000 tonnes de pierres en ont été extraites formant des excavations de 600 m³. Vers 1802, quelques paysans d'alentour s'associent pour exploiter la mine. Ils abandonnent. Dans les " Promenades Historiques ", le Docteur Bovy signale que vers 1832, un des propriétaires de la mine était devenu presque millionnaire en francs or.

L'exploitation se serait poursuivie jusqu'à la fin du 19ème siècle. La teneur en or était de 0,40 gr d'or par tonne.

Source : http://www.aywaille.be/fr/cadre/cdtouriste/tourisme.htm

Site à visiter : http://www.aywaille1.be/Nonceveux_Sedoz_Quarreux/quarreux_1.htm

 

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LES US ET COUTUMES

Dans les villages proches de la Fagne, on brûlait jadis, pour se chauffer et cuisiner la tourbe et le bois. Chaque ménage possédait sa fosse de tourbe. Celle-ci passait de père en fils. L'enfant qui recevait en partage la maison paternelle, héritait aussi de la fosse. Les autres enfants choisissaient une autre fosse, sans aucune formalité. On ne pouvait prendre possession d'une fosse qu'après trois ans d'abandon. En brûlant, la tourbe répandait une acre fumée dans l'âtre de la cuisine. Souvent le même feu chauffait aussi la " chambre " au moyen d'un unique poêle placé dans une ouverture dans le mur, entre chambre et cuisine. Actuellement la tourbe est encore extraite et sert aux bains de Spa.

Vivre retiré, loin des voies de communication, entouré de forêts mystérieuses, au bout de chemins qui ne mènent nulle part, tel était encore au début du 20ème siècle, le sort des habitants de Solwaster. Engagé sur le chemin qui du Roslin descend à la Hoëgne, le voyageur grimpait la pente qui conduit à l'église. Il ne pouvait pratiquement sortir du village que par où il était entré. Si pourtant, il montait la pente qui menait à Maison Fagne, il se perdait bientôt dans les fondrières du chemin des Tapeux. Si au contraire, il voulait pousser jusqu'à Jalhay, il se heurtait à la pente rocheuse de Gospinal, et s'essoufflait jusqu'à la maison forestière. Pas question de voyager en voiture, le seul chemin vraiment carrossable était celui du Roslin. On comprend dès lors l'isolement des gens qui pratiquement vivaient en autarcie.

FAITS DIVERS ...

Les croix qui parsèment la contrée sont les témoins des drames de la Fagne. La croix PIQUERAY, toute proche du signal géodésique de la Baraque Michel en est un exemple. Pierre PIQUERAY de Solwaster fut retrouvé, en 1882, enlisé dans une tourbière. Quelques années plus tôt, en 1875, un autre PIQUERAY, Adolphe, berger à Solwaster, connaissait le même sort. Habitué à conduire son troupeau en Fagne, comment, pourquoi s'est-il égaré ? Toujours est-il qu'après de longues recherches, son corps fut retrouvé, adossé à un tas de briquettes de tourbe au lieu dit " les plates fosses ", non loin de la CROIX DES FIANCES. Plus proche de nous, dans la vallée de la Sawe, la croix BEAUPAIN rappelle la mort tragique de cet habitant de Verviers, le 8 janvier 1928.

Certaines anecdotes ou certaines coutumes sont plus sereines et souvent aussi plus plaisantes.

Il y avait la PROCESSION A LA CHAPELLE FISCHBACH.

Cette chapelle, édifiée à 100 mètres de la Baraque Michel en 1831, et dédiée à Notre-Dame du Bon Secours, rappelle l'aventure d'un habitant de Malmedy, du nom de RONCHAINE. Egaré dans la Fagne, il fut sauvé " in extremis " après avoir invoqué la Vierge, par les aboiements du chien de la Baraque. Le gendre de cet homme, appelé FISCHBACH, fit construire la chapelle en reconnaissance à la Vierge. Bientôt cette chapelle devint lieu de pèlerinage.

L'origine du pèlerinage des paroissiens de Solwaster vaut d'être contée. Peu de temps après la construction de cette chapelle, une épidémie de dysenterie ravage toute la contrée, Solwaster n'y échappa pas, au point que le curé de la paroisse resta pratiquement seul pour soigner les malades. Ce prêtre fit alors le vœu d'organiser chaque année un pèlerinage à N - D du Bon Secours, si le mal était enrayé. Et dès le 8 septembre, en la fête "del pitite Notru-Dame" il conduisit ses paroissiens à travers la lande. Comme il faisait chaud, on fit de nombreuses haltes, pendant lesquelles tous mangeaient myrtilles et airelles, abondantes dans ces solitudes. Ce fut un vrai remède contre l'entérite. Est-ce la cause de la fin de l'épidémie ? Toujours est-il que la maladie disparut à jamais !

Une des " richesses " de nos anciens : les BREBIS.

On m'a dit que le village a possédé jusqu'à 600 têtes de ce petit bétail. Pour conduire le troupeau, on élisait un berger : le HERDIER. Chaque jour, il rassemblait les bêtes de tout le village, et les conduisait paître dans la Fagne. C'était en quelque sorte un personnage officiel.

Nous ignorons si, comme dans d'autres villages, il recevait un salaire de la commune. Mais chaque propriétaire de brebis devait lui fournir la nourriture, proportionnellement à l'importance de son cheptel. Le soir, il prenait place à la table de famille chez les propriétaires, à tour de rôle. Le matin, avant qu'il ne parte à la tête de sa "HIETTE", on ne devait pas oublier de remplir sa musette pour ses repas en Fagne. Nous avons déjà parlé de l'un d'eux : Adolphe PIQUERAY qui trouva une mort si triste dans les tourbières. On m'a encore cité le nom d'un autre herdier : Jean Joseph MANGUETTE.

L'ETABLE AU LOUP.

Jadis un loup étrangla le troupeau de cette bergerie. Le chien de berger, brisant sa chaîne, tua le loup et le couvrit du corps de ses victimes. Le lendemain, le berger remarqua la gueule ensanglantée de son chien et le croyant la cause de sa ruine, l'abattit d'un coup de fusil. En retirant ses moutons, le berger comprit la lutte des carnassiers et le triomphe de son fidèle Blanpi.

Sources : http://www.solwaster.be/histoire.htm

 

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Renseignements

 



1)Gonhîres : les vallées boisées que l’on court par monts et par vaux  

[2] Vormin de Izier (un oncle de René Henoumont)

[3] pouyoux bonnets : nom donné à la maréchaussée en raison du haut bonnet qu’elle portait.

[4] Chauffeurs : Ils avaient pour habitude de chauffer les pieds de ceux qu’ils malmenaient.

[5] Huhert Cavens : fondateur de l’hospice de Malmedy.

1)Gonhîres : les vallées boisées que l’on court par monts et par vaux  

[7] Vormin de Izier (un oncle de René Henoumont)

[8] pouyoux bonnets : nom donné à la maréchaussée en raison du haut bonnet qu’elle portait.

[9] Chauffeurs : Ils avaient pour habitude de chauffer les pieds de ceux qu’ils malmenaient.

[10] Huhert Cavens : fondateur de l’hospice de Malmedy.